Traversée des Alpes 2017 par la Via Alpina

30 septembre 2017

Étape 82 : Sospel - Menton : 29 Septembre

Moment de grande joie et de grande émotion en perspective pour cette journée d'arrivée de notre traversée des Alpes après 3 mois de marche et près d'un an de préparation. Mais revenons à ce qui a occupé notre soirée d'hier à savoir notre repas au Relais du Sel, très bonne adresse. L'essentiel du repas a été consacré à la recherche de l'hôtel pour notre arrivée à Menton. Après consultation et appel des hôtels, 3 adresses ont été sélectionnées, puis deux retenues, l'une sponsorisée par Francis : l'Ibis du centre ville et l'autre soutenue par moi même : La Tournerie plus glamour avec vue sur mer mais pas au centre ville. Après une campagne électorale intense où tous les arguments ont été employés même les plus fallacieux nous passons au vote et c'est à 4 contre 3 que l'Ibis l'emporte. Les vaincus félicitent les vainqueurs et nous finissons la bouteille de Sainte Béatrice avant d'aller nous coucher. Mais c'était sans compter sur Anne-Marie qui nous a réservé le gag de la soirée : la perte des clés de la voiture et de la chambre - une demi heure de panique complète à remuer ciel et terre, à envisager les hypothèses les plus farfelues, à appeler le patron de l'hôtel pour finalement s'apercevoir qu'elle les avait dans sa poche.....
Beau temps doux pour cette dernière étape où nous trouvons pour la 1ère fois un panneau "Menton" (photo) ce qui semble laisser perplexe nos deux via alpinistes plongés dans leur GPS (photo) du coup ils nous envoient sur le GR 52 hors du tracé prévu. Anne-Marie a préféré prendre sa voiture (photo) pour cette dernière étape plutôt que suivre son Gérard qui s'égare dans le "plat pays" après avoir connu les plus hautes montagnes. Des champignons hallucinogènes éclairent notre chemin (photos) avant de découvrir la mer (photo) au col du Razet (photo). Dans la descente nous faisons une halte "zen" dans un jardin exotique où l'on peut boire du jus de framboise (eh oui ça existe) et de la liqueur de kefir (photo). Mais c'est le moment de la dernière rubrique "l'ami des bêtes" très exotique. En effet c'est une rencontre exceptionnelle : Francis et les Alpagas (vidéo). Puis nous découvrons le port de Menton et ses petits bateaux (photo) puis des pois de senteur (photo). Le chemin de descente bien raide fait chuter nos accompagnatrices mais nous rapproche de plus en plus du port (photos). Finalement nous atteignons la plage, nous touchons le graal (photo), puis nous plongeons avec délectation dans la mer (photo) pour en ressortir mouillés (photo) et boire le champagne (photo). Quel bon moment sur cette plage de Menton où nous étions déjà arrivés il y a 6 ans (photo), l'air est doux, la mer accueillante, il y a nos 2 randonneuses belges et 2 autres qui arrivent de Modane, un moment éphémère mais inoubliable. La ville de Menton est au diapason avec ses couleurs italiennes (photos), Marianne nous quitte et nous l'embrassons, tout heureux d'avoir partager ces instants de bonheur avec elle. Le programme de la soirée c'est Ibis styles et Trattoria "la Mamma" mais c'était sans compter sur Anne-Marie toute fière de sa nouvelle coiffure (photo) et de son Gérard (photo) qui nous sort une bouteille de Genepy de son sac qui malheureusement ne finira pas la soirée (photo).
Voilà c'est fini, c'était une belle histoire et moi aussi j'ai du mal à y mettre le point final mais la fin d'une aventure c'est le début d'une autre alors je vous dis à toutes et à tous à bientôt pour d'autres aventures.
Données techniques du jour : longueur : 19,3 km, D : 1130 m, D - : 1455 m, temps réalisé : 6h09 mn/ GR52 
Bilan technique des 82 étapes (et 9 jours de repos) : longueur : 1974 km, D : 112104 m, D- : 112104 m, temps réalisé : 581 heures et 21 mn, nombre de visites sur le blog : 5630
PS : Maintenant nous voulons adresser quelques remerciements :
- d'abord à tous ceux que nous avons rencontrés lors de notre parcours et qui nous ont aidés ou tout simplement souri et notamment Tatiana du refuge de Poritzen, Lucas et Catherina et toute leur famille qui nous ont si gentillement accueillis, Nina qui nous a hébergés à Finkelberg, Mona, Rebecca et Daniel qui ont suivi notre trace pendant plusieurs jours et tant d'autres que j'oublie
- Ensuite à nos accompagnateurs qui ont tous su se mettre au diapason de la VA et qui nous ont apporté leur fraîcheur et leur envie, avec dans l'ordre d'apparition : Anne-Marie, Cathy, Gérard P, Philippe, Francis, Anne-Marie 2, Joëlle, Jany et Marianne
- A Anne-Marie pour sa logistique irréprochable, à Joëlle pour son aide sur le blog
- Bien sûr à vous tous qui avez suivi notre aventure et nous avez encouragés  
- Aux acteurs bénévoles de ce blog et d'abord à Jean-Luc dans le rôle du "concombre masqué ", à Didier dans celui de "Gailuron", à Gérard dans celui prestigieux de "Dieu" et à Marianne dans celui de "Marcel Moineau". Pour les prix il faut attendre la réunion du jury qui aura lieu demain.

- A Christophe et Laetitia dont le livre sur leur traversée des Alpes par la Via Alpina en 2013 nous a été d'une grande utilité pour identifier des difficultés, choisir notre itinéraire, trouver des points de ravitaillement et tout simplement connaître l'environnement dans le quel nous allions évoluer

- A mes chaussures qui m'ont porté jusqu'au bout malgré des faiblesses sur la fin (photos)

L' ami des bêtes dans la cordillère

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28 septembre 2017

Étape 81 : Col de Turini - Sospel : 28 septembre

Bonne soirée et bonne nuit à l'hôtel des Chamois (photo) qui pratique un prix spécial pour randonneurs à 47 € la demi-pension. C'est une démarche écocitoyenne pour encourager ce type d'activité mais c'est le patron qui juge si vous êtes ou pas randonneur. Le Col de Turini c'est aussi un haut lieu du rallye automobile, de nombreuses affiches nous le rappellent (photo). Nous parvenons à partir à 8h00, soit 1/2 heure de mieux qu'hier, malgré l'inertie du groupe avec un petit incident sans conséquence : Jany a oublié ses bâtons à l'hôtel mais s'en aperçoit très vite. Après une courte montée, nous descendons par un sentier forestier (photos) très agréable vers Moulinet, petit village de l'arrière-pays (photo) avec sa petite église (photo), son épicerie - bar - droguerie - dépôt de pain (photo) et sa place typique (photo). Nous y sommes avant midi et décidons d'engager la 2em montée (600m) avant le casse-croûte pour ne pas à avoir à faire tout d'un coup. Un petit pont en pierre à une seule arche constitue le point bas (photo) à partir duquel l'ascension commence. De jolies fleurs bleues égayent le chemin (photo) mais plus haut elles se transforment en chardons (photo) en même temps que la montée devient plus épineuse pour Jany mais à force de courage, elle ira jusqu'au bout : la Baisse de Linière (1342 m). C'est la fin du calvaire et commence la descente vers Sospel, avec de jolies vues en direction de la mer qu'on ne voit toujours pas (photo) mais dont la présence se fait sentir de plus en plus par la végétation, les odeurs de thym citronné, de romarin, de lavande... A la Baisse de Figuiera nous avons la surprise et la grande joie de retrouver Marianne qui vient à notre rencontre. Elle bénéficiait de plusieurs complicités dans le groupe qui l'ont renseignée sur notre avancement et d'un gourou qui la conseillait à distance : Philippe (photo de cette rencontre miraculeuse avec notre Marianne). Puis c'est l'arrivée à Sospel, petite ville regroupée autour de son église (photo) et dont le Pont Vieux, sur la route du sel, était un lieu de péage (photo). C'est l'occasion de faire une belle photo de tout notre petit groupe (photo) qui grossit au fur et à mesure que l'on avance vers Menton puisque Marianne nous accompagnera sur cette dernière étape. Enfin à notre arrivée à l'hôtel du Pont Vieux c'est notre deuxième surprise de la journée, Jean-Louis d' Antichan (que vous connaissez bien maintenant grâce à lui), notre meilleur et plus fidèle commentateur du blog, est là. Devant une bière nous lui décernons son prix du commentaire (photo).
Soirée au Relais du Sel qui mériterait un chapitre entier à elle seule, tant elle fut animée avec fou rire et gag à la "clé", mais nous verrons tout cela demain.
Voilà pour cette antépénultième étape qui annonce, on l'espère, un final en apothéose.
Données techniques : longueur : 23,3 km, D : 805 m, D - : 2010 m, 7h32 mn/OR:VA2017-4-18 

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27 septembre 2017

Étape 80 : Refuge des Merveilles - Col de Turini : 27 septembre

Contrairement aux autres refuges où nous avons séjourné en septembre, le refuge des Merveilles est plein. Nous y passons une bonne soirée avec nos 3 nouvelles accompagnatrices autour d'un bon repas de montagnard à nous raconter nos aventures. Cependant l'électricité manque et nous ne pouvons pas recharger les batteries du GPS, heureusement il y en a encore un jeu de pleines. Le dortoir est plein, nous n'avions plus l'habitude, mais tout le monde est discret et la nuit est sereine. Aujourd'hui nous sommes dans une nouvelle configuration avec Joëlle, Jany et Anne-Marie qui sont "impatientes" de marcher avec nous (photo). Il n'y a pas un nuage dans le ciel quand nous quittons le refuge (photo) et le Mont Bego (2873 m) se mire dans le lac Long Supérieur (photo). Nous cheminons dans un paysage d'alpage vallonné très différent de celui d'hier, c'est probablement la fin de la haute montagne. Quelques lacs comme le lac Fourca (photo) égaye ce paysage. Notre premier objectif est le Pas du Diable (2340 m) que nous atteignons vers 10h00 pour y faire une pause "barres" et deviser sur la dure condition de randonneuse (photo). Puis nous continuons dans ce paysage un peu monotone et passons le col de Raus puis la Baisse de Saint Véran (1836 m) sans toutefois faire beaucoup de dénivelé. Nous faisons la pause casse-croûte au col et faisons sécher nos tentes. Le pique-nique du refuge est complété avantageusement par les réserves d'Anne-Marie (pâté) et Jany (fromage) et luxe de fin de randonnée, nous nous faisons un café avec les restes de Nescafé, de sucre et de gaz. Nous avons fait la moitié de l'étape, il est 13h00, il nous faut repartir pour la deuxième ascension : la pointe des trois communes (2080 m) et sa redoute, position stratégique entre la Savoie et la France à l'époque du duché de Savoie. Sur l'Authion nous guettons l'arrivée de Jean-Louis, notre très fidèle commentateur du blog, mais finalement il a reporté notre rencontre à demain à Sospel. Ensuite nous engageons la descente par les crêtes par un bon chemin et atteignons le Camp d'Argent et son gîte d'étape où nous nous étions arrêtés lors de notre randonnée de 2011 (photo). Le Col de Turini est maintenant tout proche et nous choisissons d'y aller par la route pour éviter les petites remontées du sentier. A 16h00 nous y sommes et prenons notre bière de fin d'étape à l'hôtel des Chamois (photo) où nous avons réservé. A l'horizon on devine la mer sans toutefois la voir car le temps s'est assombri en cours de journée.
Voilà pour cette étape sans grand relief mais où nous avons eu le plaisir de marcher en compagnie de nos 3 merveilleuses accompagnatrices (accompagnatrices des Merveilles).
Données techniques : longueur : 15,3 km, D : 605 m, D - : 1120 m, temps réalisé : 4h45 mn/OR: VA2017-4-17 

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Étape 79 : Lac de Trecolpas - Refuge des Merveilles : 26 septembre

Nous vous avions quitté avec la pluie eh bien elle a duré et s'est amplifiée pendant toute la nuit au point de former des flaques d'eau y compris sous notre tente. Marco en a été la principale victime et a dû se réfugier contre Gérard pour ne pas baigner dans l'eau, la nuit n'a donc pas été très bonne. Ce matin Gérard a la surprise de trouver son sac mouillé, notamment ses gants. Heureusement j'en ai une 2em paire que je peux lui passer. Nous petit-déjeunons dans l'abside car il fait froid et il y a du vent, puis c'est le départ vers le Pas des Ladres (2448 m) que nous atteignons vite mais dans le brouillard (photo). La marche nous fait du bien et réchauffe nos corps un peu meurtris par cette nuit difficile. Dans la descente les nuages se déchirent et laissent apparaître les sommets frontaliers couverts d'une couche de neige fraîche (photos), notamment le pic de Gélas (3197 m) puis c'est le lever de soleil, un moment magique (photo). A 9h30 nous sommes au refuge de la Madone de Fenestre mais pas moyen de prendre un café car le refuge n'ouvre qu'à midi..... Nous continuons donc notre route vers le second col de la journée : le Pas du Mont Colomb (2548 m), c'est un univers de gros blocs où il faut être très concentré pour garder son équilibre (photo), l'avancement s'en ressent. Le sommet est très escarpé et tout le monde passe à tour de rôle (photo de Francis puis de Marco et Gérard). La redescente vers le refuge de Nice est du même tonneau voir pire, du caillou rien que du caillou. Nous arrivons vers 13h00 au refuge planté au bord du lac (photo) et y faisons une halte réparatrice et dévorons une omelette au fromage et aux lardons qui nous fait le plus grand bien. Le menu de l'après-midi est similaire à celui du matin : 2 cols et des gros blocs. Nous redécollons en même temps que l'hélicoptère qui a approvisionné le refuge en bois (photo). Le premier col de l'après-midi : la Baisse de Basto est très haut (2693 m), nous craignons la neige mais finalement il n'y a quasiment rien mais la brume, elle, est de retour (photos). Dans la descente nous croisons un troupeau de chamois peu farouches (photo et vidéo) juste avant de découvrir le grand lac du Basto (photo). Nous sommes rapidement au pied du dernier col : la Baisse du Valmasque (2549 m), dont l'ascension est très courte (150 m de dénivelé) et très roulante. Il est 17h00, nous avons franchi 4 cols et entrons dans la vallée des Merveilles (photo) dans un état de lassitude certain. Heureusement la descente vers le refuge des Merveilles est plus facile, nous y arrivons à 18h15mn non sans avoir admiré les gravures rupestres trouvées sur notre chemin (photo du "Christ"). Joelle, Jany et Anne-Marie sont là pour nous accueillir et c'est une grande joie pour nous de les retrouver et de finir notre traversée avec elles.
Voilà pour cette grosse étape ( la dernière) sur le papier et sur le terrain.
PS : Désolé de publier ces deux derniers jours avec retard mais comme vous l'avez constaté, nous avons traversé une zone préhistorique et l'homme de la préhistoire a inventé beaucoup de choses mais pas la 4 G...
Données techniques : longueur : 22 km, D : 1705 em, D - : 1745 m, temps réalisé : 8h22 mn/OR : VA2017-4-16

 

 

  IMG_2402

 

                                                            Les chamois dans le pré

 

 

 

 

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Étape 78 : Isola 2000 - Lac de Trecolpas : 25 septembre

Très bonne soirée hier soir à l'hôtel de France avec Jany et Anne Marie et bon repas. Nous retrouvons avec plaisir la baguette de pain incomparablement meilleure que le pain italien. Aujourd'hui, exceptionnellement nous partons tard, en effet le petit déjeuner n'est servi qu'à 7h30 et il nous faut revenir à Isola 2000, point oú nous nous sommes arrêtés hier. Ce n'est pas trop grave car le programme est plus léger (sur le papier) et il n'y a pas de haute montagne. Anne Marie et Jany seront nos chauffeurs jusqu'au point d'arrêt d'hier : La Chapelle d' Isola 2000 (photo); nous les retrouverons demain aux Merveilles. A 9h00 nous commençons à marcher en direction du col de Mercière, le paysage n'est pas enthousiasmant, c'est celui d'une station de ski en été.... Heureusement en haut un panneau signalétique (photo) rappelle que nous sommes dans le Parc du Mercantour..... Le chemin, qui prend alors la forme d'une piste, se poursuit en une longue traversée horizontale sous les mélèzes en direction du col de Salèze. Mais entre temps la rubrique "l'ami des bêtes" s'invite. Aujourd'hui s'est une belle vache à clarine qui se laissera approcher par Francis (photo). Fidèles à nos bonnes habitudes nous atteignons le col de Salèze (2050 m) à midi (photo) et nous y déjeunons. Ce parcours sans beaucoup de dénivelé se poursuit l'après midi jusqu'au village du Boréon oú nous reconnaissons le gîte d'étape où nous nous étions arrêtés en 2011 lors d'une autre randonnée. Puis c'est la lente remontée vers le refuge de la Courgoule par un beau chemin bien aménagé. Aux abords du refuge la question se pose : bivouac ou refuge sachant que les informations sur l'ouverture du refuge sont changeantes. Nous optons finalement pour le bivouac au bord du lac de Trecolpas (2100 m) qui sera notre dernier bivouac et nous fait gagner un peu de temps sur l'étape de demain. Nous y sommes à 17h00 (photo du lac) et trouvons un bel emplacement (photo). Le soir le repas se déroule dans l'abside de notre tente car il ne fait quand même pas chaud (photo), Francis est notre invité (photo). Vers 19h00 la pluie se met à tomber et nous nous calfeutrons dans nos duvets.
Voilà pour cette journée pas si facile que ça.
Données techniques : longueur : 24,87 km, D : 1165 m, D - : 1060 m, temps réalisé : 6h39mn

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24 septembre 2017

Étape 77 : Rifugio Migliorero - Isola 2000 : 24 septembre

Hier soir nous étions 6 au refuge, car deux jeunes italiens de Cuneo étaient montés pour le week-end pour faire un peu d'escalade. Au moment du repas Gérard, avec la complicité d'Anne-Marie, nous a fait la surprise d'ouvrir une boîte de foie gras (photo), ce qui a été apprécié par tous, y compris le gardien. La nuit bien qu'un peu fraîche dans les chambres au départ a finalement été bonne et nous avons pu faire sécher toutes nos affaires devant la cheminée du refuge. Aujourd'hui c'est une grosse étape qui s'annonce avec 3 cols au programme et 1800 m de dénivelé. Nous quittons le refuge Migliorero à 7h30 (photo) et après un dernier coup d'œil sur le lac (photo) nous commençons la courte montée vers le col Laroussa (2440 m) (photo). La descente donne toujours l'occasion d'alimenter notre rubrique "l'ami des bêtes", mais aujourd'hui c'est une rubrique inédite. En effet, est-ce l'effet de surprise ou son look ravageur, une belle italienne a pris peur en croisant Francis. Elle s'est cependant rapidement ressaisie quand nous lui avons dit qu'il était l'ami des bêtes : alors ton ami est mon ami m'a-t-elle confié. Après cet épisode, nous arrivons à San Bernolfo où se trouve le Rifugio del Dahu (photo). Une courte descente et nous sommes au pied du 2em col (Passo de Tesina), nettement plus long que le premier (1000 m de dénivelé). La montée est régulière et se fait par palier, nous décidons d'aller jusqu'en haut avant de déjeuner même si cela nous fait changer un peu nos habitudes. Nous y sommes à 12h45 mn et avons une vue étendue tant vers le Nord (photo), que vers le Sud (photo). Après le casse-croûte c'est la descente vers le sanctuaire de San Anna de Vinadio (photo), le plus élevé d'Europe dont le chemin passe par le beau lac de Tesina (photo) entouré de myrtilliers rouges (photo). Il nous faut alors rejoindre le 3em col, le col frontalier de la Lombarde, pour cela nous rejoignons le fond de vallée par un itinéraire "hors piste" avec une jolie traversée de torrent (photo). Puis c'est la longue remontée sur la piste d'où l'on peut bien voir le sanctuaire (photo). En haut nous sommes accueillis par les panneaux signalétiques de la région PACA (photo) et nous trouvons la borne frontière pour immortaliser notre entrée en France (photo). Une petite descente et nous sommes à Isola 2000, malheureusement la station est déserte à cette saison et tout est fermée. Anne-Marie qui a prospecté pour nous a trouvé un petit hôtel à Isola 18 km plus bas. Elle nous y amène en voiture et nous ramènera au point d'arrivée à Isola 2000 demain. En fin de journée nous retrouvons Jany qui a décidé de nous rendre une petite visite avant de plonger dans la rando aux Merveilles.
Voilà pour cette longue journée qui nous a ramenés en France.
Données techniques : longueur : 24 km, D : 1810 m, D - : 1870 m, temps réalisé : 7h44 mn/OR:VA2017-4-14

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Étape 76 : Rifugio Gardetta - Rifugio Migliorero : 23 septembre

Une bonne soirée au coin du feu à Gardetta hier soir avec un repas très copieux : on n'a pas pu finir la Polenta. Ce matin la température est plus douce qu' hier mais le soleil est un peu plus voilé. Il y a cependant un bel éclairage sur la Meja (photo) et sur les sommets au dessus du col de Gardetta (photo). Hier soir j'ai recollé la semelle de ma chaussure gauche qui depuis quelques jours se dégrade, j'y ai rajouté une protection avec du strap qui a bien tenu le coup au col de Roccia Biancha (photo). J'espère que cette réparation leur permettra de tenir jusqu'au bout, nous verrons bien mais j'ai quand même demandé à Joëlle de m'apporter des chaussures de rechange aux Merveilles au cas où : à suivre. Après le col de la Roccia Biancha (2500 m) notre chemin descend jusqu'à la route du col de Larche mais avant d'en arriver là, n'oublions pas notre rubrique "l'ami des bêtes ". En effet Francis en tête dans la descente a fait brutalement un saut de cabri dû à une frayeur soudaine : il a en effet été surpris par une vipère "inoffensive" qui se dorait la pilule sur le sentier, je n'ai pas eu le temps de faire la photo de cette rencontre. Plus loin ce sont des fleurs que nous trouvons au bord du sentier sans toutefois pouvoir les identifier (photo). Après avoir retrouvé la route du col de Larche nous la suivons jusqu'au village de Ponte San Bernardo (photo de la Posto Tapa de la GTA) et admirons au passage les belles couleurs de l'automne sur les flancs de la montagne (photo). Puis nous arrivons à Pietraportzio (photo) où nous avons rendez-vous avec Anne-Marie qui nous attend sur la place de l'église où il fait très beau (photo). C'est l'endroit idéal pour casser la croûte sur la table de la place qui paraît être là juste pour nous (photo), et prendre un café au bar orné d'une belle sculpture en bois (photo). Il est 13h00, c'est alors le moment de repartir pour l'ascension du 2em col de la journée : le Passo de Rostagno (2536 m) soit 1300 m de dénivelé. La montée est très régulière sur une bonne piste qui a été réalisée par les militaires lors de la 1ère guerre mondiale. Le ciel s'assombrit très fortement cependant et nous craignons de prendre un orage avant d'arriver au col, à mi-pente un coup de tonnerre confirme nos craintes puis le danger semble s'éloigner. A 2140 m d'altitude le chemin passe devant le beau rifugio Zanotti, fermé actuellement (photo), l'ascension se poursuit dans les éboulis puis c'est l'arrivée au col où la menace d'orage est toujours très présente à l'horizon (photo). Nous franchissons le col tour à tour, Francis d'abord (photo), puis Marco et Gérard (photo). La descente est engagée immédiatement compte tenu de la menace qui plane au dessus de notre tête, nous n'avons que 500m à descendre et nous commençons une course avec la pluie qui s'annonce. Finalement elle va gagner puisqu'elle nous tombera dessus 15 mn avant d'arriver au refuge Migliorero, c'est un moindre mal. Nous nous précipitons dans le refuge d'hiver, un peu exiguë et lieu de notre bivouac, c'est alors que le gardien nous interpelle en nous disant que le refuge principal est ouvert. Quelle bonne surprise de trouver un endroit chauffé pour l'étape de ce soir.
Voilà pour cette 76 ém étape qui nous rapproche un peu plus de notre objectif.
Données techniques : longueur : 26,4 km, D : 1615 m, D - : 1860 m, temps réalisé : 7h39 mn/OR : VA207-4-13 

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22 septembre 2017

Étape 75 : Chiapera - Rifugio Gardetta : 22 Septembre

Très bonne cuisine hier soir au rifugio Campo Base : poivrons avec une sauce délicieuse, anchois en persillade, tagliatelles maison, boeuf braisé courgettes, panacotta au génépi. La nuit au camping a elle été très froide, 2 degrés au réveil (sauf pour Marco qui est convalescent et a préféré dormir au refuge). Nous petit-déjeunons sur les tables extérieures avec les victuailles d'Anne-Marie, on ne s'attarde pas vu la température. Notre programme du jour c'est de traverser le massif de l'Argentera puis de rejoindre le refuge de Gardetta qui est exceptionnellement ouvert aujourd'hui, ce qui nous évite un bivouac en altitude (2400 m). Nous faisons nos adieux à Anne-Marie, nous la retrouverons demain à l'intersection du sentier avec la route du col de Larche pour le ravitaillement du jour (quelle chance nous avons, merci Anne-Marie). Notre route vers le sud est toujours illuminée par un beau ciel bleu avec un soleil qui se lève sur Chiapera et la Rocca Provenzale (photo) toujours aussi spectaculaire (photo). Au bout de quelques temps le soleil est sur nous, c'est le moment de changer de tenue (photo) et d'admirer la vallée d'où l'on vient et notre parcours d'hier (photo). La montée vers le col d'Enchiausa passe au pied des parois des sommets de l'Argentera (photo), c'est un parcours de haute montagne avec des passages d'éboulis au dessus du Lago Visaisa (photo) et dans la partie finale de l'ascension (photo). Au col (2740 m) nous sommes face au pic d'Oronaye (3104 m) où l'on peut observer des plaques de neige qui n'ont pas encore fondu, tandis que Marco finit son ascension d'un pas alerte dans ce cadre grandiose (photo). Après le casse-croûte nous engageons la descente, toute aussi spectaculaire au départ mais qui se radoucit ensuite avec une très belle vue sur le col (photo). Les marmottes sont ici chez elles et elles dévalent devant nous pour rejoindre leur terrier avec quelques arrêts qui témoignent d'un brin de curiosité. En bas de la descente se présente l'ascension du 2em col de la journée : le col de Gardetta moins haut que le précédent (2440 m). Sa configuration est très différente, il est beaucoup plus "roulant", même la roche est différente c'est du calcaire très blanc. En haut nous découvrons des casemates militaires qui témoignent des batailles qui ont dû s'y dérouler durant la dernière guerre. Au sommet l'autre versant apparaît, très différent, une vague ressemblance avec l'altiplano avec le refuge au milieu d'un haut plateau et des sommets en pain de sucre qui émergent (photo). Renseignement pris, cela s'appelle l'Alto Piano de la Gardetta donc l'intuition était bonne. Des cyclistes français finissent leur ascension en VTT (photo) puis discutent un moment avec nous. Puis c'est la très courte descente finale vers le refuge (photo) où nous sommes à 15h30 mn (photo).
Je ne terminerai pas cette journée sans vous parler "philosophie".  En effet Francis a apporté un livre de philo et nous fait profiter des dernières évolutions de la pensée moderne. Je vous livre quelques phrases à méditer : (à propos de la gardienne du refuge qui est paraît-il très sympa) il vaut mieux trouver des gens sympa que des "cons" et la deuxième plus profonde : il faut avoir le culte du grand style, c'est-à-dire l'équilibre entre les forces actives et réactives qui agissent en soi (Nietzshe).
Voilà pour cette journée de montagne sauvage où nous nous élevons vers la sagesse....
Données techniques : longueur : 20 km, D : 1750 m, D - : 1057 m, temps réalisé : 5h58 mn/OR: VA2017-4-12

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21 septembre 2017

Étape 74 : Chiesa - rifugio Campobase à Chiapera : 21 Septembre

Nous avons quitté Chiesa et la Posto tapa del Pelvo à regret tellement nous y étions bien mais il faut bien continuer notre chemin pour aller au bout de notre aventure. Aujourd'hui c'est l'automne mais c'est un temps d'été que nous avons avec toutefois une petite fraîcheur matinale en plus. La journée commence par une longue remontée de la vallée de Varaita avant d'attaquer la difficulté du jour le col de Bellino (2800 m). De nombreux villages de la commune de Bellino sont sur notre parcours parmi lesquels Pleyne (photo), puis Celle et sa vieille église éclairée par le soleil levant (photo), Chiazale et enfin Ponte Pelvo et sa chapelle avec cadran solaire (photo). La route se transforme en piste, dominée par un bloc rocheux impressionnant (photo) puis c'est le début de l'ascension du col : 1400 m de dénivelé depuis Chiesa. Nous croisons peu de randonneurs mais nous nous faisons doubler par le berger en moto tout terrain avec son chien le suivant quasiment dans son pot d'échappement .... Puis nous faisons une rencontre qui nous met mal à l'aise : un chasseur redescend avec une biche, qu'il venait de tuer, sur le dos. La montée se poursuit à un bon rythme et bientôt la neige apparaît (photo), sous le col le sentier est recouvert mais cela ne gêne pas notre progression (photo). Nous sommes au sommet à 11h50, au nord nous pouvons voir une dernière fois le Mont Viso tandis qu'au sud on découvre le Brec de Chambeyron (3389 m) et l'Aiguille de Chambeyron (3412 m) (photo). Avant de prendre le casse-croûte (photo), Francis, Marco et Gérard font un aller et retour au Monte Bellino (2932 m) tandis que je répare une chaussure pour qu'elle tienne jusqu'au bout.
La descente vers Chiapera se déroule dans un paysage d'alpages (photos) où les marmottes sont très nombreuses, avec un torrent serpentant au milieu des myrtilliers (photo), au loin se découpent les sommets du massif de l'Argentera (photo). A l'arrivée nous installons au camping Campo Base (photo) avec au dessus de nous la très belle aiguille de Rocca Provenzale (photo).
Voilà pour cette journée de reprise.
Données techniques : longueur : 22,4 km, D : 1419 m, D - : 1248 m, temps réalisé : 6h01 mn/OR: VA2017-4-11

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20 septembre 2017

Repos numéro 9 (et dernier) à Chiesa : le 20 Septembre

Chiesa est un petit village de la Valle Varaita faisant partie de la commune de Bellino connue pour ses cadrans solaires (il paese delle Meridiane). Il y en a 37 sur la commune dont voici quelques spécimens (photos). C'est aussi une des vallées occitanes du Piémont où l'Occitan est parlé à côté de l'Italien et du Piémontais. Elle communique avec la France par le col Agnel (vallée du Queyras), un des cols les plus hauts des Alpes (2744 m). Anne Marie l'a d'ailleurs emprunté hier pour nous rejoindre puis nous accompagner pendant les derniers jours de notre traversée, non sans inquiétude de notre Gérard car hier il y avait de la neige à partir de 2000 m. Après que nous ayons vu, lors de notre passage à Pontechianale, la "saleuse" prendre la route du col il était rassuré. Anne Marie est donc arrivée sans encombre hier soir, le coffre plein de victuailles, de bâtons de rechange et même avec quelques médicaments pour remplacer ceux qui avaient été consommés (merci à elle et aussi à Mauricette qui a contribué à cet approvisionnement "en vol"). Nous ne risquons pas de manquer de nourriture pendant ces derniers jours.
Aujourd'hui nous avons eu des activités classiques de jour de repos avec une grande lessive pour tous, nécessaire après ces journées passées en haute montagne et facilitée par un temps radieux propice au séchage. Nous n'avons pas non plus dérogé à la traditionnelle promenade en claquettes dans les rues de Bellino (photo dans le hameau de Chiazale), sauf Marco qui a oublié les siennes dans un refuge. Les maisons en pierre rassemblées autour de la vielle église (photo) ont beaucoup de cachet (photo) et sont en parfaite harmonie avec les couleurs automnales que commencent à prendre la montagne (photo). Les autres activités de cette journée de repos sont la communication avec nos familles, moment précieux, et la préparation des lieux d'étape des jours à venir : réservation du refuge de Gardetta, ouvert à notre grand soulagement car il évite un bivouac à 2400 m un peu délicat par ce temps froid, réservation dans l'auberge du Pont Vieux à Sospel oú seront également nos 3 accompagnatrices de fin de parcours. Pour les courses des jours à venir, nous trouvons tout ce qu'il nous manque (jambon et fromage) à la Trattoria del Pelvo qui fait aussi épicerie. Un dernier mot sur la trattoria del Pelvo, tenue par deux générations de femmes (la mère et ses deux filles), c'est vraiment une excellente adresse tant pour l'accueil que pour la nourriture à base de légumes du jardin (fenouil, côtes de blettes) et de produits locaux.
Voilà pour cette dernière journée de repos oú nous avons retrouvé le soleil et on l'espère quelques forces pour finir en beauté cette magnifique aventure.
Venons en maintenant aux points divers :
- Même si la communication a été balbutiante durant cette dernière semaine du fait de nos séjours en altitude, vous êtes toujours fidèles et c'est un grand plaisir pour nous
- Nous resterons vigilant et ferons bien attention à la dernière marche et surtout à ne pas glisser sur une épluchure de concombre (lequel se croit encore dans l'ombre mais son masque est devenu très transparent)
- L'ami des bêtes n'oubliera pas de saluer Pépette dont on voit qu'elle manque beaucoup à Didier après son aventure éphémère mais intense de l'année dernière
Bilan technique des 73 premières étapes (et 9 jours de repos) : longueur : 1776 km, D : 100100 m, D- : 98725 m, temps réalisé : 522 heures et 32 mn, nombre de visites sur le blog : 5007
A demain pour de nouvelles aventures sur la Via Alpina

Posté par TRANSPYR2016 à 18:11 - Commentaires [6] - Permalien [#]