Très bonne cuisine hier soir au rifugio Campo Base : poivrons avec une sauce délicieuse, anchois en persillade, tagliatelles maison, boeuf braisé courgettes, panacotta au génépi. La nuit au camping a elle été très froide, 2 degrés au réveil (sauf pour Marco qui est convalescent et a préféré dormir au refuge). Nous petit-déjeunons sur les tables extérieures avec les victuailles d'Anne-Marie, on ne s'attarde pas vu la température. Notre programme du jour c'est de traverser le massif de l'Argentera puis de rejoindre le refuge de Gardetta qui est exceptionnellement ouvert aujourd'hui, ce qui nous évite un bivouac en altitude (2400 m). Nous faisons nos adieux à Anne-Marie, nous la retrouverons demain à l'intersection du sentier avec la route du col de Larche pour le ravitaillement du jour (quelle chance nous avons, merci Anne-Marie). Notre route vers le sud est toujours illuminée par un beau ciel bleu avec un soleil qui se lève sur Chiapera et la Rocca Provenzale (photo), toujours aussi spectaculaire (photo). Au bout de quelques temps le soleil est sur nous, c'est le moment de changer de tenue (photo) et d'admirer la vallée d'où l'on vient et notre parcours d'hier (photo). La montée vers le col d'Enchiausa passe au pied des parois des sommets de l'Argentera (photo), c'est un parcours de haute montagne avec des passages d'éboulis au dessus du Lago Visaisa (photo) et dans la partie finale de l'ascension (photo). Au col (2740 m) nous sommes face au pic d'Oronaye (3104 m) où l'on peut observer des plaques de neige qui n'ont pas encore fondu, tandis que Marco finit son ascension d'un pas alerte dans ce cadre grandiose (photo). Après le casse-croûte nous engageons la descente, toute aussi spectaculaire au départ mais qui se radoucit ensuite avec une très belle vue sur le col (photo). Les marmottes sont ici chez elles et elles dévalent devant nous pour rejoindre leur terrier avec quelques arrêts qui témoignent d'un brin de curiosité. En bas de la descente se présente l'ascension du 2em col de la journée : le col de Gardetta moins haut que le précédent (2440 m). Sa configuration est très différente, il est beaucoup plus "roulant", même la roche est différente c'est du calcaire très blanc. En haut nous découvrons des casemates militaires qui témoignent des batailles qui ont dû s'y dérouler durant la dernière guerre. Au sommet l'autre versant apparaît, très différent, une vague ressemblance avec l'altiplano avec le refuge au milieu d'un haut plateau et des sommets en pain de sucre qui émergent (photo). Renseignement pris, cela s'appelle l'Alto Piano de la Gardetta donc l'intuition était bonne. Des cyclistes français finissent leur ascension en VTT (photo) puis discutent un moment avec nous. Puis c'est la très courte descente finale vers le refuge (photo) où nous sommes à 15h30 mn (photo).
Je ne terminerai pas cette journée sans vous parler "philosophie".  En effet Francis a apporté un livre de philo et nous fait profiter des dernières évolutions de la pensée moderne. Je vous livre quelques phrases à méditer : (à propos de la gardienne du refuge qui est paraît-il très sympa) "il vaut mieux trouver des gens sympa que des cons" et la deuxième plus profonde : "il faut avoir le culte du grand style, c'est-à-dire l'équilibre entre les forces actives et réactives qui agissent en soi" (Nietzshe).
Voilà pour cette journée de montagne sauvage où nous nous élevons vers la sagesse....
Données techniques : longueur : 20 km, D : 1750 m, D - : 1057 m, temps réalisé : 5h58 mn/OR: VA2017-4-12

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